
C'est le dernier jeu à la mode en sarkozie et il dénote d'un manque déontologique certain, et d'une mauvaise foi sans bornes. Voir des émissions comme
"Mots croisés" d'Yves Calvi, voir discourir sur le sujet le représentant de Libération (Joffrin) et du Point
(Pierre-Brossolette), voir les sondages se multiplier comme chez
Europe1, pour poser cette question essentielle dans la vie
politique, montre que l'éditocratie se complaît dans le caniveau concernant l'actualité de Ségolène Royal.
Qu'on donne la parole à Joffrin sur un sujet traitant de Ségolène Royal le
sachant, et son journal le prouve, vent debout contre elle ne peut amener qu'à des analyses biaisées. Ce monsieur s'est toujours planté la concernant.
Mais au-delà des personnes c'est
la vacuité intellectuelle de l'analyse, pourtant validée par la sarkozie, qui est en cause. Car enfin oublier que c'est la seule leader politique
d'envergure nationale engagée dans ces élections et donc, qu'elle se doit de s'y consacrer à 100% est
malhonnête intellectuellement. Que dirait l'éditocratie si Ségolène Royal venait se
mêler des sujets nationaux, venait concurrencer Martine Aubry, qui parle beaucoup tout en étant inaudible, dans l'opposition? Elle ne se priverait pas pour faire la leçon de morale sur le respect
de son territoire.
C'est donc ce que fait Ségolène Royal et il semblerait honnête à première vue que les analyses politiques s'emballent après le vote des régionales non? Ce serait le
moment idéal pour commenter et savoir si elle peut rebondir ou non.
Et bien non! La sarkozie semble vouloir pousser son avantage. Comme elle n'est plus en face alors on peut essayer de la marginaliser, de la diaboliser
et même de la faire disparaitre du
paysage. Comme ils seraient bien avec Aubry et DSK pour le PS. Ce serait beaucoup plus simple. Entre amis on se comprend.
Cette offensive médiatique télécommandée par la sarkozie est tout simplement stupide et s'apparente à du bourrage de crâne. Un bourrage de crâne provenant d'un jus frelaté et peu
ragoûtant.
Un autre exemple de manipulation de l'éditocratie concernant l'affaire Frêche.